Du vert et du bleu (avec quelques nuages)

Ordoncques, hier, sur le coup de 8 heures et des poussières et nonobstant le fond de l’air qui avait un je-ne-sais-quoi de frisquet, je me suis mise en route dans le but d’aller tirer le portrait à quatre constructions années 50. En prévoyant de rejoindre ensuite la plage par le chemin le plus court, lequel me ferait traverser quelques parties du quartier de l’Oasis que je n’avais pas encore explorées.

Ma première maison Belle Époque, je l’ai croisée bien avant l’Oasis. Tellement isolée au milieu des constructions plus récentes qu’on se demande ce qu’elle fait là. Loin du littoral, c’est une maison de ville, construite sur un plan carré, ou presque. Pleine de trucs architecturaux avec des noms sans doute très compliqués (j’ai laissé le rez-de-chaussée de côté, déjà dedans il y a une boulangerie qui n’a rien de Belle Époque, et y’avait aussi plein de voitures).

Des linteaux rigolos, des médaillons mignons, des céramiques et des fils électriques…

Et ce fronton richement sculpté. L’architecte ? René Chaussat. L’entrepreneur ? Henri Boulan.

Face à cette jolie maison, il y a l’ancienne Gare Routière. Une petite merveille d’architecture années 50. Et un peu plus loin, derrière les résidences de la place du Docteur Gantier, qui sont très chouettes aussi (même si dans un état de délabrement qui fait peine à voir), commence l’avenue de l’Oasis. Et par quoi elle commence ? Par le « Lotus Bleu ».

Pour les détails, tintin (oui, bon… ). A part que cette maison est l’oeuvre de Roger Simonet et qu’elle présente quelques détails timidement Art Déco. Enfin, c’est ce que dit Monsieur Chasseboeuf, sans s’étendre sur les détails en question. Quoi qu’il en soit, elle est bien mignonne, derrière son palmier.

Sur l’avenue de l’Oasis toujours, un drôle de mur aveugle ou presque. Ce qui est bizarre, c’est qu’il n’y a nulle trace de condamnation de la seconde fenêtre. J’aimerais bien savoir à quoi ressemblait ce mur à l’origine.

Mur qui appartient à « Baucis ». Laquelle « Baucis » est couplée à sa jumelle, qui s’appelle bien sûr « Philémon ». Ah, ah. Pourquoi pas « Olive » et « Tom », tant qu’on y est ?

Elles sont bien mignonnettes quand-même. Bon, je ne dirai rien sur les angelots qui accueillent le visiteur de « Philémon » (ils font presque aussi peur que les Grenouilles de l’Oasis)…

Face à « Philémon » et « Baucis », une grande maison tellement perdue dans la verdure qu’il va falloir que j’aille la voir depuis l’avenue de Verdun, de l’autre côté. Et « Les Chênes », bien cachée aussi mais moins quand-même. Belle tentative de caméléonisme architecturo-végétal.

(à suivre… )

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.